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Mouvement identitaire
Citation de Invité le 26 février 2026, 16h38Très intéressant ce texte sur les mouvements identitaires.
Personnellement je suis de plus en plus confrontée à des personnes de mon entourage qui sont devenues complotistes. Alors elles ne vont pas jusqu’à “entrer dans une secte” proprement dite. Cependant, elles se rendent sur des sites marginaux, et sous prétexte que les médias sont impartiaux, se lancent dans des théories fumeuses.
“On nous ment systématiquement, on nous manipule, on nous dissimule la réalité….”
Ces idées non fondées alimentent la haine. Effectivement cela leur donne “ une cible à attaquer, un adversaire à détruire…….”Ils ont le sentiment de “détenir la vérité” et cela leur revêt un sentiment de supériorité.
Je ne dis pas bien sûr, qu’il ne faut pas oublier son esprit critique et se montrer naïf. Mais devenir complotiste est une énorme tromperie. C est vraiment l’antichambre du sectarisme.
Merci de me donner votre avis.
Sylvie.
Très intéressant ce texte sur les mouvements identitaires.
Personnellement je suis de plus en plus confrontée à des personnes de mon entourage qui sont devenues complotistes. Alors elles ne vont pas jusqu’à “entrer dans une secte” proprement dite. Cependant, elles se rendent sur des sites marginaux, et sous prétexte que les médias sont impartiaux, se lancent dans des théories fumeuses.
“On nous ment systématiquement, on nous manipule, on nous dissimule la réalité….”
Ces idées non fondées alimentent la haine. Effectivement cela leur donne “ une cible à attaquer, un adversaire à détruire…….”
Ils ont le sentiment de “détenir la vérité” et cela leur revêt un sentiment de supériorité.
Je ne dis pas bien sûr, qu’il ne faut pas oublier son esprit critique et se montrer naïf. Mais devenir complotiste est une énorme tromperie. C est vraiment l’antichambre du sectarisme.
Merci de me donner votre avis.
Sylvie.
Citation de Chantalsb le 27 février 2026, 0h20C’est vrai que je côtoie aussi de plus en plus de personnes qui flirtent avec le complotisme… parfois jusqu’à l’extrémisme… et que le complotisme est très souvent l’un des terreaux où s’enracinent les mouvements identitaires.
A l’heure où beaucoup confondent la vérité avec la somme des recherches effectuées sur le web et se posent en spécialistes de domaines qu’ils ne maîtrisent pas, le désir de rester dans l’entre-soi de petits groupes où l’on penserait tous la même chose est prégnant. Or, l’uniformisation de la pensée la réduit, l’aliène, la coupe du différent, peu à peu écarté, voire diabolisé. La réflexion personnelle s’appauvrit en même temps que le respect pour l’autre.
Mais pourquoi les théories du complot se développent-elles autant ? Est-ce parce que domine l’impression du « tout se vaut » (équivalent pour moi à: rien n’a vraiment de sens). Ou est-ce lié à « la déliquescence des institutions idéologiques (religieuses et politiques) » dont parle Jean L’Hour ? L’un alimente l’autre, certainement.
Je ne pense pas que l’on puisse être complotiste tout seul. Ce mouvement est peut-être un révélateur du besoin de vivre en communauté… mais la richesse d’une communauté n’est-elle pas d’être ouverte aux différences et de s’en enrichir ? Une communauté enfermante est-elle encore une communauté ?
Comment entrer réellement en dialogue lorsque nous rencontrons des personnes qui sont tombées dans le complotisme ? L’évangile peut-il éclairer ce chemin en offrant des clefs pour discerner ensemble, sans jugement mais en avançant ?
C’est vrai que je côtoie aussi de plus en plus de personnes qui flirtent avec le complotisme… parfois jusqu’à l’extrémisme… et que le complotisme est très souvent l’un des terreaux où s’enracinent les mouvements identitaires.
A l’heure où beaucoup confondent la vérité avec la somme des recherches effectuées sur le web et se posent en spécialistes de domaines qu’ils ne maîtrisent pas, le désir de rester dans l’entre-soi de petits groupes où l’on penserait tous la même chose est prégnant. Or, l’uniformisation de la pensée la réduit, l’aliène, la coupe du différent, peu à peu écarté, voire diabolisé. La réflexion personnelle s’appauvrit en même temps que le respect pour l’autre.
Mais pourquoi les théories du complot se développent-elles autant ? Est-ce parce que domine l’impression du « tout se vaut » (équivalent pour moi à: rien n’a vraiment de sens). Ou est-ce lié à « la déliquescence des institutions idéologiques (religieuses et politiques) » dont parle Jean L’Hour ? L’un alimente l’autre, certainement.
Je ne pense pas que l’on puisse être complotiste tout seul. Ce mouvement est peut-être un révélateur du besoin de vivre en communauté… mais la richesse d’une communauté n’est-elle pas d’être ouverte aux différences et de s’en enrichir ? Une communauté enfermante est-elle encore une communauté ?
Comment entrer réellement en dialogue lorsque nous rencontrons des personnes qui sont tombées dans le complotisme ? L’évangile peut-il éclairer ce chemin en offrant des clefs pour discerner ensemble, sans jugement mais en avançant ?
Citation de Invité le 27 février 2026, 11h57Suite à cette lecture je souhaite laisser ma réflexion, sans donner force au réflexe identitaire , je sais la difficulté à dépasser la première réaction lorsque l’on rencontre des personnes aux propos racistes par exemple, je peux écouter mais j’ai de la difficulté à m’opposer à ces propos, je suis dans le refus et la sideration car je ne m’attend pas à de tels propos.
Mes valeurs je ne peux pas les exprimer , en cela s’extraire pour se sécuriser dans un groupe identitaire ou sectaire pourrait se comprendre.
C’est sans compter sur le message de liberté et d’exigence du Christ, vivre et ne pas se compromettre, semer ses valeurs par nos actes
Suite à cette lecture je souhaite laisser ma réflexion, sans donner force au réflexe identitaire , je sais la difficulté à dépasser la première réaction lorsque l’on rencontre des personnes aux propos racistes par exemple, je peux écouter mais j’ai de la difficulté à m’opposer à ces propos, je suis dans le refus et la sideration car je ne m’attend pas à de tels propos.
Mes valeurs je ne peux pas les exprimer , en cela s’extraire pour se sécuriser dans un groupe identitaire ou sectaire pourrait se comprendre.
C’est sans compter sur le message de liberté et d’exigence du Christ, vivre et ne pas se compromettre, semer ses valeurs par nos actes
Citation de Cp le 28 février 2026, 14h57« Comme il l’a déjà affirmé dans sa conception de la Trinité, l’homme ne peut vivre dans un « prudent isolement » avec Dieu, rappelle Michel Sauquet. Il est appelé à apprendre à « vivre ensemble », une expression aujourd’hui galvaudée mais qui vise à reconnaître l’autre tel qu’il est, dans toute sa différence et dans tout ce qui, en lui, nous dérange, nous bouscule, voire nous scandalise… Cette attitude est directement inspirée de celle du Christ qui a toujours fait preuve d’un « excès d’ouverture » vis-à-vis des marginaux de son époque : pécheurs, lépreux, collecteur d’impôts, prostituée, Samaritain schismatique et autres païens romains…
Une conviction qu’il a conservée toute sa vie. Âgé de 85 ans en 2006, Éloi Leclerc réaffirme que l’Église doit s’ouvrir au « monde tel qu’il est ». Face aux phénomènes de globalisation et de mondialisation, qui nivellent les spécificités et les différences, il s’élève contre le danger de repli et de conflits identitaires, souligne son biographe. »
Je laisse cet extrait d’article consacré à Eloi Leclerc dans La Croix du 20 février 2026 répondre à ma place, je pense que cela exprime mon ressenti et l’exprime mieux que je ne pourrais le faire… CP
« Comme il l’a déjà affirmé dans sa conception de la Trinité, l’homme ne peut vivre dans un « prudent isolement » avec Dieu, rappelle Michel Sauquet. Il est appelé à apprendre à « vivre ensemble », une expression aujourd’hui galvaudée mais qui vise à reconnaître l’autre tel qu’il est, dans toute sa différence et dans tout ce qui, en lui, nous dérange, nous bouscule, voire nous scandalise… Cette attitude est directement inspirée de celle du Christ qui a toujours fait preuve d’un « excès d’ouverture » vis-à-vis des marginaux de son époque : pécheurs, lépreux, collecteur d’impôts, prostituée, Samaritain schismatique et autres païens romains…
Une conviction qu’il a conservée toute sa vie. Âgé de 85 ans en 2006, Éloi Leclerc réaffirme que l’Église doit s’ouvrir au « monde tel qu’il est ». Face aux phénomènes de globalisation et de mondialisation, qui nivellent les spécificités et les différences, il s’élève contre le danger de repli et de conflits identitaires, souligne son biographe. »
Je laisse cet extrait d’article consacré à Eloi Leclerc dans La Croix du 20 février 2026 répondre à ma place, je pense que cela exprime mon ressenti et l’exprime mieux que je ne pourrais le faire… CP
Citation de Chantalsb le 28 février 2026, 22h08Merci pour cet extrait d’article. Du coup, je viens d’aller lire le texte intégral sur La Croix.
j’y ai relevé aussi cette citation: «J’ai compris qu’on pouvait être athée, oui, athée par égard pour Dieu. Pour l’honneur de Dieu. Afin de ne pas le rendre complice, par son silence, des crimes qui se perpétraient » (Le soleil se lève sur Assise, autobiographie d’Eloi Leclerc, 2007).
Cette citation résonne pour moi avec les réactions de plusieurs personnes (plutôt jeunes) de mon entourage qui sont très négatives vis à vis du christianisme qu’elles rejettent, choquées de voir sa « récupération » par des mouvances politiques. Lorsque le christianisme est associé à des groupes qui prônent des idéologies mortifères de rejet du différent, cela me paraît totalement incompatible avec l’évangile.
En fait, il semblerait bien que ce qui intéresse le plus ceux qui tentent d’instrumentaliser le christianisme aujourd’hui soit la nostalgie du côté « puissance conservatrice » de l’Eglise, garante de la stabilité sociale, bien plus que le Christ et l’évangile. Cependant, mêler la « religion chrétienne » à des mouvements identitaires pose de sacrés problèmes, car beaucoup de personnes font l’amalgame entre religion et foi.
Comment réagir face à cette instrumentalisation ?
Un autre passage de l’article me touche: A 24 ans, Eloi Leclerc a vécu l’enfer des camps de la mort et « ne cessera, tout au long de sa vie, de «creuser cette question entre sa foi et la fureur du monde». Dessinant par là même un itinéraire spirituel marqué par la traversée de l’obscurité, qui s’ouvre miraculeusement sur l’émerveillement devant la Création, la louange du Dieu Trinité et l’espérance invincible d’une réelle fraternité humaine. – un témoignage qui nous aide aujourd’hui à ne pas désespérer du monde. »
Concrètement, quels moyens trouver pour vivre cette réelle fraternité humaine ? Comment rejoindre ceux pour qui la question de l’identité est tellement crispée et pleine de peurs qu’elle devient « identitaire » avec toutes ses dérives ?
Merci pour cet extrait d’article. Du coup, je viens d’aller lire le texte intégral sur La Croix.
j’y ai relevé aussi cette citation: «J’ai compris qu’on pouvait être athée, oui, athée par égard pour Dieu. Pour l’honneur de Dieu. Afin de ne pas le rendre complice, par son silence, des crimes qui se perpétraient » (Le soleil se lève sur Assise, autobiographie d’Eloi Leclerc, 2007).
Cette citation résonne pour moi avec les réactions de plusieurs personnes (plutôt jeunes) de mon entourage qui sont très négatives vis à vis du christianisme qu’elles rejettent, choquées de voir sa « récupération » par des mouvances politiques. Lorsque le christianisme est associé à des groupes qui prônent des idéologies mortifères de rejet du différent, cela me paraît totalement incompatible avec l’évangile.
En fait, il semblerait bien que ce qui intéresse le plus ceux qui tentent d’instrumentaliser le christianisme aujourd’hui soit la nostalgie du côté « puissance conservatrice » de l’Eglise, garante de la stabilité sociale, bien plus que le Christ et l’évangile. Cependant, mêler la « religion chrétienne » à des mouvements identitaires pose de sacrés problèmes, car beaucoup de personnes font l’amalgame entre religion et foi.
Comment réagir face à cette instrumentalisation ?
Un autre passage de l’article me touche: A 24 ans, Eloi Leclerc a vécu l’enfer des camps de la mort et « ne cessera, tout au long de sa vie, de «creuser cette question entre sa foi et la fureur du monde». Dessinant par là même un itinéraire spirituel marqué par la traversée de l’obscurité, qui s’ouvre miraculeusement sur l’émerveillement devant la Création, la louange du Dieu Trinité et l’espérance invincible d’une réelle fraternité humaine. – un témoignage qui nous aide aujourd’hui à ne pas désespérer du monde. »
Concrètement, quels moyens trouver pour vivre cette réelle fraternité humaine ? Comment rejoindre ceux pour qui la question de l’identité est tellement crispée et pleine de peurs qu’elle devient « identitaire » avec toutes ses dérives ?

